jeudi 30 août 2012

Liratoupri : Mon père est américain







Paronuzzi, Fred

Mon père est américain

Th. Magnier, 2012

 978-2-36474-035-8




Léo a toujours vécu seul avec sa mère. Son père est un américain rencontré par sa mère lors d'un séjour aux USA. Fruit d'un amour sans lendemain, Léo n'en sait pas plus. Mais voilà qu'à l'aube de ses 16 ans, il apprend que sa mère entretient des liens réguliers avec ce père inconnu. Après une explication rageuse, Léo apprend que son père est en prison aux États-Unis pour meurtre : il est dans le couloir de la mort. Léo qui ne le connaît pas entreprend une correspondance. Peu à peu, avec timidité et franchise, cet échange épistolaire sera pour Ben, le papa, une bouée d'optimisme, lui isolé dans ce monde carcéral. Ne lui cachant rien de sa culpabilité et d'une fin inéluctable, ben raconte à son fils l'existence de sa famille américaine. Ayant rassemblé une somme d'argent nécessaire, Léo part retrouver ce père et sinon cette part de famille inconnue. Un récit dense et riche où la peine de mort est vue de l'intérieur et par un proche du condamné.

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Liratoupri : Par coeurs






Dyens, Dominique

Par coeurs

Th. Magnier, 2011

978-2-36474-020-4



Mademoiselle Levêque, professeur de français et « vieille fille » annonce à la classe qu’elle donne une dissertation à faire mais qui ne sera ni cotée ni lue. Un devoir individuel sur le thème de l’amour idéal, ce qu’il représente pour chacun des élèves et comment ils voient leur vie amoureuse plus tard. Onze nouvelles, onze visions de cet amour idéal. Il y a ce garçon qui apprend que Julie, sa petite amie, le quitte pour un autre. Il le prend mal mais réflexion faite, lui aussi a déjà fait de la peine à des filles. Aussi, quand il s’assoit à côté d’iris, le souvenir du visage de Julie s’estompe déjà. Quant à Anaïs, elle raconte « sa première fois » avec Brice qu’elle connaît depuis longtemps. À sa meilleure amie et confidente. Et voilà que celle-ci joue les rabat-joie et lui demande si elle a pensé à se protéger et de quand datent ses règles, le doute s’installe chez Anaïs. Elle se dépêche de passer un test de grossesse. Cela dure 6 minutes, 6 longues minutes… Thibault, lui, n’en a rien à saquer de l’amour idéal. Ses parents sont mariés et cette constance lui enlève tout espoir de croire au couple. Est-ce possible ? Il ne comprend pas le bonheur de ses parents de vivre ensemble depuis si longtemps alors que les parents de ses copains sont tous divorcés, séparés. Et quand, un jour, à table, la télévision éteinte alors qu’elle est toujours allumée, ses parents, avec une lueur inhabituelle dans les yeux, les parents qui sourient, il n’y croît pas et est étonné : ses parents vont l’informer joyeusement de leur divorce… Eh bien non, contre toute attente de sa part c’est une toute autre nouvelle qui l’attend. L’arrivée d’un petit frère ! Et puis il y a Jérémy. Le beau ténébreux Jérémy, aux cheveux longs et bouclés et aux yeux bleus. Toutes les filles de sa classe en sont raides dingues. Il sent qu’on le prend pour un séducteur, on le soupçonne d’être un bourreau des cœurs. Depuis des années il entretient cette image. Les filles sont envoûtées et les garçons jaloux de ses succès. Mais voilà : il aurait tellement préféré que ce soit les garçons qui succombent à son charme. Et oui, il est homosexuel. Il aime Charles mais n’ose le lui dire de peur de perdre son amitié. De plus, le père de Jérémy a été toute sa vie un play-boy. Il ne comprendrait pas son fils. Alors ? Se confier à sa mère ? Oui il va lui parler et se lance : - « je dois t’avouer un truc maman… » - « … » - « je préfère faire section L plutôt que S l’année prochaine » Difficile d’assumer sa sexualité. C’est vraiment le thème qui tue ce devoir : amour idéal ? Amour passager ? Amour fou ? Amour non dit ?... En tout cas, ces textes remis anonymement ne seront pas perdus pour tout le monde, n’est-ce pas Mademoiselle Levêque !! Un superbe recueil de nouvelles sur un thème peut-être déjà abordé mais ici tout est dit en finesse et avec justesse.

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Liratoupri : L'innocent de Palerme








Gandolfi, Silvana

L'innocent de Palerme

Les Grandes Personnes, 2011
 
 978-2-36-193088-2



Santino vit à Palerme dans une famille modeste. Il rêve de naviguer sur un voilier, en attendant, il fait de la course à pied, entraîné par son père. Un règlement de compte entre son père, son grand-père et la mafia locale l’envoie lui à l’hôpital, eux au cimetière. Et comme partout en Italie et en Sicile, c’est la loi de l’omerta qui règne. Il n’est pas question pour Santino de se transformer en « infâme » (c.à.d. celui qui trahit la mafia et pactise avec la police ou la justice). Et pourtant, Santino lâchera un nom. Sur le continent, à Livourne (sur la côte toscane), habite et vit Lucio avec sa petite sœur et sa mère presque impotente. Lucio joue le rôle de chef de famille et est constamment sur ses gardes. En été, quand il le peut, Lucio se donne à sa passion, la voile. Ce roman se présente à deux voix. Un aller-retour entre Santino et Lucio. L’un se pose des questions, l’autre en sait trop. Quel point commun réunit ces deux adolescents aux vies si différentes ? Et quand enfin le lien se noue l’effet de surprise est garanti. Silvana Gandolfi nous entraîne dans un moment de lecture où superstition et justice nous font immanquablement penser au film « Gomorra » de Matteo Garrone sorti en 2008. Un roman qui se lit en une traite et à ne pas manquer.

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Liratoupri : Désobéis !







Léon, Christophe

Désobéis !

Th. Magnier, 2011
 
 978-2-36474-020-4
 
 
Dans ces neuf nouvelles, l’auteur propose aux adolescents de désobéir aux ordres et conseils. Sur un ton léger, drôle et ironique, Christophe Léon fait réfléchir le lecteur sur des sujets sensibles. Dans un style simple, il aborde les problèmes de précarité du logement, le gaspillage d’énergie, la vivisection, l’intolérance à l’égard des handicapés,… bref nous inciter à nous indigner. Un livre de désobéissance à mettre entre toutes les mains

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Liratoupri : Le chacheur







Azimuth, Bernard
Galeron, Henri

Le chacheur

Les Grandes Personnes, 2011

978-2-36-193115-5


Un chasseur sachant chasser ! Ah la difficulté de la diction française. L’auteur nous conte une fable faisant du sacheur avec chon sien un héros, le chien étant un autre héros, car il peut chasser sans son chacheur. Bernard Azimuth nous entraîne dans un texte plein d'humour, de jeux de mots et la langue qui ne sait plus quoi dire. Le tout mis en images par Henri Galeron, collant ses personnages dans un paysage s'inspirant des peintures du XVIIe siècle. Chaque page fait penser à ces diapositives sur carton que l'on insérait, enfant, dans une visionneuse View-master. Je ne suis pas un fan de la chasse, mais ici quel plaisir d'y assister.

Liratoupri : L'héritage des templiers







Berry, Steve

L'héritage des templiers

Cherche-midi, 2007

978-2-7491-0859-9



Dans un style fort coulant et attachant, l'auteur nous invite à une recherche du Graal moderne. Mettant en scène, dans une bonne intrigue mêlant énigme et mystère, Cotton Malone ex agent de services secret US et son ancienne chef de service, face à des chevaliers du Temple. Cette passionnante chasse commence dans le nord de L'Europe pour se terminer en pays cathare est pleine de rebondissements, où assassinats et brigues sont à l'ordre du jour. Les descriptions des lieux et les liens historiques donnent l'envie de découvrir ces lieux. On a du mal à discerner la réalité de la fiction, où commence l'un et où se termine l'autre ? Livre à découvrir, car il communique une approche différente du secret des templiers que celle habituellement consacrer par des auteurs plus connu. 
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Liratoupri : 12 femmes d'Orient qui ont changé l'histoire


Sinoué, Gilbert
 
Douzes femmes d'Orient qui ont changé l'histoire
 
Pygmalion, 2011
 
978-2-7564-0421-9
 
12 personnages féminins formant un panel bien diversifié à travers les époques de l’histoire que ces héroïnes ont marquée. Conjuguer en un volume : 12 trajectoires, en tentant d’allier cadres historiques et romances, peuvent paraître bien pesantes malgré les dialogues fréquents qui tentent de donner vie aux personnages. Il n’en demeure pas moins qu’il s’agit d’une porte d’entrée intéressante pour donner quelques chairs à des femmes dont le lecteur n’a pas forcément jusqu’alors rencontré les histoires de vie.



Liratoupri : Waterloo Necropolis


Hooper, Mary

Waterloo Necropolis

Ed. des Grandes personnes, 2011
 
978-2-396-193045-5

À Londres, au XIXe siècle, Grace et Lily Parker sont orphelines et survivent péniblement dans des quartiers défavorisés. À 16 ans, Grace subit un viol et se retrouve avec un enfant mort-né. La sage-femme qui l’a aidé à accoucher lui propose de cacher son bébé dans le cercueil d’un défunt aisé. À cette époque-là, pour cause de peste et choléra les cimetières de Londres affichent complets, aussi envoie-t-on les cercueils à Brockwood dans la banlieue londonienne. Un train spécial où les cercueils des défunts sont séparés les uns des autres selon la classe sociale que l’on occupe fait régulièrement la navette. Sans le savoir, Grace cache le corps de son bébé dans le cercueil de la défunte sœur de James Solent, un jeune avocat prometteur qui lui sera d’une grande aide par la suite. Entretemps, chassées de leur misérable logement qu’elles occupent, les deux sœurs se retrouvent à la rue et ignorent que Lily est recherchée pour restitution de leur héritage à la suite de la mort de leur père. Georges Unwin et son cousin, entrepreneurs de pompes funèbres et magouilleurs sont au courant de l’affaire et engagent les sœurs Parker essayant par tous les moyens de les spolier. Ce roman à la Dickens nous entraîne dans l’Angleterre victorienne et dans cette foisonnante société londonienne ainsi que dans une aventure aux rebondissements digne d’un thriller.

Liratoupri : Femmes de dictateur







Ducret, Diane

Femmes de dictateur

Perrin, 2011

978-2-262-03491-7


Bien documenté et rédigé au présent, cet ouvrage utilise des clés très efficaces pour faire entrer le lecteur dans la quotidienneté, l’intimité de plusieurs dictateurs : Hitler, Mussolini, Mao, Lénine, Salazar, Staline, Bokassa et Ceausescu. Apportant juste les touches historiques nécessaires pour une contextualisation minimale, en utilisant des éléments tirés de correspondances, l’auteur place les femmes de dictateurs sur un plan comparable aux autres témoins et acteurs de ces figures historiques. Instrumentalisées, égéries, moteurs d’ascension sociale, partenaires rassurantes, les portraits des femmes de dictateurs ramènent aux portraits de toutes les femmes, ici mises sous les projecteurs du tragique des trajectoires, marqueur de moments forts et dramatiques de l’histoire mondiale.

Liratoupri : Lennon







Foenkinos, David


Lennon


Plon, 2010

 978-2-259-21232-8


David Foenkinos a imaginé ce qu’aurait pu être la vie de John Lennon de sa naissance jusqu’à sa mort. Il a rendu cette biographie fictive très originale. En effet, John Lennon raconte sa vie, son histoire, à son psy à travers des consultations que le leader des Beatles aurait suivies entre 1975 et 1980, alors qu’il venait tout juste d’avoir un enfant, Sean. Tout y passe. De son enfance partagée entre son père, mari net souvent absent et sa mère très peu concernée par l’éducation du jeune John à son adolescence chez sa tante Mimi en passant par la période Beatles, ses rencontres avec des personnages tels que Yoko Ono, les différents engagements qui lui tenaient à cœur et pour lesquels il s’est battu. La plupart des événements relatés dans le livre sont authentiques, car David Foenkinos s’est énormément documenté sur le personnage de John Lennon et sur son entourage. Néanmoins, si les faits sont réels il n’en va pas de même pour la pensée de John Lennon. L’auteur se permet de coucher sa pensée sur le papier à travers les mots que John Lennon prononce à son psy. Si ce roman raconte la vie de John Lennon et l’épopée des Beatles que tout le monde peut connaître, David Foenkinos relate de larges pans méconnus de leur carrière, notamment à leurs débuts, dans leur cercle intime, leurs déboires avec les fans, les filles, le sexe et la drogue qui ont fini par détruire le groupe à petit feu en réalisant connerie sur connerie. Je conseillerais ce roman aux fans du groupe des Beatles qui pourront être déçus comme je l’ai été en lisant certains événements qui m’ont assez surpris et ont terni l’image que je me faisais des quatre garçons dans le vent. Le roman est agréable à lire, parfois drôle, parfois triste, parfois mélancolique et souvent anecdotique. On passe un excellent moment dans la peau d’un psy qui écoute son célèbre patient : John Lennon. Et si vous aimez lire en musique pourquoi ne pas (re)découvrir la musique des Beatles car, je l’avoue, depuis la lecture de ce roman, j’écoute les chansons des quatre garçons de Liverpool tout autrement.


Liratoupri : Les lys pourpres








Hann, Karin

Les lys pourpres
 
Rocher, 2012

978-2-268-07333-0


Ce roman nous entraîne en France, au XVIè siècle, en pleine Renaissance française. François Ier règne sur une Cour fastueuse. Ce récit romanesque, basé sur des faits historiques vérifiés, nous conte d'une part la rivalité opposant deux favorites : Anne de Pisseleu face à Diane de Poitiers et d'autre part le trio formé par Diane de Poitiers et le dauphin de France Henri et son épouse Catherine de Médicis. Délaissant sa deuxième épouse, Eleonore de Habsbourg, François Ier n'aura d'oreilles attentives qu'auprès de sa favorite et maîtresse Anne de Pisseleu, élevée au titre de duchesse d'Etampes. Une femme absolue et exigeante, comblée de présents, de terres, de châteaux,... par son royal amant. Elle règne à la Cour en pouvoir absolu. Cependant, face à elle, se dresse sa rivale en la personne de Diane de Poitiers, favorite et maîtresse du dauphin de France, Henri, fils de François Ier. Chacune s'appuyant sur leurs appuis politiques, Anne soutenue par les protestants et proche de la Réforme et Diane par les catholiques et la famille des Guise ainsi que par Catherine de Médicis, se livrent bataille. A la mort de François Ier, c'est Henri qui lui succède et Diane en profite pour chasser sa rivale de la Cour. Diane, forte de l'amour que lui porte le dauphin, s'emploie à dénigrer le rôle de Catherine de Médicis et à paraître comme si c'était elle la dauphine voir être plus reine que la reine même lorsqu' Henri sera sacré roi. Ce n'est qu'à la mort de celui-ci que Catherine prend la place qui lui revient, écartant de la Cour cette favorite qui lui faisait ombrage. Au travers de ce roman où intrigues, mensonges, trahisons et joutes d'alcôves règnent en maître, nous découvrons deux femmes extraordinaires. Diane de Poitiers, une femme d'une grande culture, intelligente, sportive, une femme de pouvoir, âpre au gain, manoeuvrant au mieux pour consolider et maintenir ses intérêts et Catherine de Médicis, de grande culture également, passionnée des arts et d'architecture, courageuse et perspicace, une femme moderne et attachante qui s'emploiera à garder sa position fragile dans une Cour de France où elle fut longtemps maintenue en marge des affaires de l'Etat par Henri II et Diane de Poitiers. A la suite du décès d'Henri II et de leur fils François II, Catherine de Médicis prend le titre de reine mère, devient régente du royaume jusqu'à l'avènement de son second fils, le futur Charles IX. S'en suivra la Saint-Barthélémy, mais cela est un autre pan de l'Histoire de France.



Liratoupri : Confession inachevée







Monroe, Marylin

Confession inachevée

Laffont, 2011


978-2-221-12743-8


Marilyn Monroe commence à 28 ans, en 1954, à rédiger ses mémoires grâce à l’aide de Ben Hecht, auteur et scénariste américain. Néanmoins, la star hollywoodienne dût arrêter son entreprise pour raisons personnelles et le manuscrit fut confié à son ami, Milton Greene, photographe de mode américain. Celui-ci fit publier les mémoires inachevées de Marilyn que douze ans après sa mort, en 1974 et fut très rapidement épuisé. Ce livre n’est pas révélateur de secrets de l’actrice et, pour ceux qui connaîtraient déjà l’histoire de Marilyn, ils n’apprendraient aucun fait nouveau. Quant aux jeunes générations, elles découvriront une Marilyn simple qui raconte sa vie simplement comme elle avait l’air de l’être alors que les médias de l’époque lui ont souvent mené la vie dure avec des ragots de bas étage même si son grand défaut était d’être belle et d’attirer un peu trop le regard des hommes : John Kennedy, Yves Montand… Pour ma part, avec ce livre, j’ai découvert Marilyn Monroe qui parle à cœur ouvert. Je ne connaissais de Marilyn que ses sérigraphies créées par Andy Warhol, ses magnifiques photos et ses frasques réelles ou non comme le très célèbre « Happy birthday, mister President » qu’elle a chanté à l’occasion de l’anniversaire du président Kennedy. Ce n’est pas tant la chanson qui a choqué, mais la tenue dans laquelle elle est apparue, une robe, presque transparente, dévoilant toutes les formes de son corps sublime. La seule chose que l’on peut regretter c’est que le livre s’achève trop tôt, car, après avoir refermé les confessions inachevées de Marilyn, elle devient notre amie qui avait encore, sans doute, beaucoup de choses à nous raconter et à nous révéler.



jeudi 23 août 2012

Moments à lire : Décoder les séries télévisées ; Télévision : réalité ou réalisme ? ; Mon enfant et la télévision


Sepulchre, Sarah

Décoder les séries télévisées

De Boeck, 2011

(Info & com)

978-2-8041-6375-4 

Les séries télévisées monopolisent les chaînes. Pour pouvoir expliquer pourquoi, il faut d'abord comprendre leur fonctionnement. Des spécialistes se penchent sur la question, exemples à l'appui.
 

Ouvrage de synthèse dévoilant une présentation très claire du circuit télévisuel concernant le processus de création des épisodes. Une analyse très riche reprenant une quantité de détails qui nous guide sur le chemin de "L'univers des séries". Ouvrage méritant, élitiste peut-être, mais le contenu qualitatif ne peut laisser indifférent.

Sarah Sepulchre est docteure en Sciences sociales et professeure à l'Université catholique de Louvain (Belgique). Membre de l'Observatoire du Récit Médiatique, ses activités de recherche portent principalement sur la culture médiatique et l'analyse des médias. Elle s'intéresse également aux questions de représentation et de genre.






Hanot, Muriel

Télévision : réalité ou réalisme ? : introduction à l'analyse sémio-pragmatique des discours télévisuels

De Boeck, 2001

(Médias-Recherches. Méthodes)

2-8041-3815-1



Les principaux modes de récits télévisuels, la réalité et la fiction, empruntent l'un à l'autre. Comment faire la distinction, alors que leurs frontières sont très perméables ? L'analyse sémio-pragmatique, qui évalue les relations du texte au lecteur, repère ce que le spectateur voit et entend et comment il fait le rapport à la réalité.
 

Manuel pratique donnant les moyens de reconnaître les lieux où se construisent les effets de réalité des émissions de télévision.
 
Titulaire d'une licence en histoire et en communication sociale, docteur en communication de l'Université catholique de Louvain, Muriel Hanot travaille comme chargée de recherches du FNRS à l'unité RECI du département de communication de l'Université catholique de Louvain. Membre de l'Observatoire du Récit médiatique, elle s'intéresse particulièrement aux relations entre télévision et histoire. Ses recherches portent actuellement sur l'histoire des représentations de la télévision belge des origines.







Bermejo Berros, Jésús

Mon enfant et la télévision

De Boeck, 2008

(Parentalités)

 978-2-8041-5657-2



Ce guide propose d'aider les parents à orienter leurs enfants vers une lecture intelligente de la télévision. En détaillant les besoins intellectuels et physiques nécessaires au développement de l'enfant, il suggère de supprimer les émissions toxiques pour conserver celles qui se révéleront bénéfiques.
 
Ouvrage répondant aux questions des parents concernant la télévision : influcence ? instructive ? créative ? nuisible ?... etc. Bonnes critiques !
 
Jesús Bermejo Berros, docteur en psychologie de l'enfant, il est professeur de communication audiovisuelle à l'Université de Valladolid. Il a été également responsable académique du Master de télévision Complutense-Telemadrid et il est actuellement directeur de LiPSiMedia (Laboratoire de Recherche en Psychologie des Média). Spécialiste en psychologie et en narrativité de la communication et de la réception audiovisuelle, télévisée et cinématographique, il est l'auteur de nombreuses publications sur l'enfant et la télévision.

mercredi 22 août 2012

Décès du dessinateur et scénariste italien Sergio Toppi

Un maître de la bande dessinée européenne s'en va...


Les éditions Mosquito viennent d'annoncer sur leur site le décès de l'auteur italien Sergio Toppi, né à Milan le 11 octobre 1932. Tout à la fois scénariste et dessinateur, il est décédé d'un cancer dans sa ville de naissance. 

Toppi est celui qui a su le mieux se servir de l'héritage de Gustave Klimt, dont la formation d'orfèvre avait largement marqué sa création de peintre. Quelque chose entre les icônes russes et la douce apocalypse, tout en introduisant des feuilles d'or dans ses œuvres, délicatement décadentes. Toppi a repris cet esprit pour l'amener dans l'univers de la BD et du fantastique. Des passerelles plus qu'évidentes qui se prolongent largement avec le travail de Bill Sienkiewicz, petit-fils de l'écrivain Henryk Sienkiewicz

Il a fait ses débuts dans l'animation puis il a travaillé régulièrement dans la presse enfantine italienne. Dans les années 70, il sera partie prenante de l'évolution de la bande dessinée transalpine. Il se fera particulièrement remarquer chez nous par sa participation à l’« Histoire de France en BD », puis à la série « Un Homme, une Aventure ». Dans les années 80, Toppi va développer dans les plus grandes revues italiennes un style profondément original et novateur. 

Les éditions Mosquito proposent en 1997, avec le « Dossier Kokombo » puis avec « Île Pacifique », de découvrir cette remarquable production. Entre 1998 et 2000 paraîtra est paru le cycle des quatre albums de la série « Le Collectionneur ». Événement très remarqué en automne 2000, Mosquito publie le monumental « Sharaz-De » qui sera réédité deux mois plus tard après avoir reçu un accueil unanime de la critique. Les planches de Toppi seront sélectionnées pour l'exposition « Les maîtres de la bande dessinée européenne » à la Bibliothèque Nationale puis au Musée de la bande dessinée d'Angoulême. 

À l'automne 2001 sortent deux récits fantastiques dans le recueil intitulé « Myetzko ». Toppi a également dessiné pour Mosquito une suite aux récits de « Sharaz-De ». En 2006, « Le collectionneur » reçoit le soleil d'or de la meilleure série au festival de Soliès-Ville. Toppi s'expose à Paris en janvier 2007 dans la station de métro Pyramides. En 2008, une grande exposition est organisée en son honneur au festival d'Angoulême. 

Nicolas Gary

Sources : ActuaLitté et Électre – 22 août 2012 


Retrouvez Sergio Toppi dans les bibliothèques du réseau Caracol et sur le portail web Samarcande.



Retrouvez toutes ces actualités dans la rubrique « Actualités du livre » du site Escapages.

jeudi 16 août 2012

Moments à lire : Hier, notre école ; Comptines pour la rentrée des classes ; L'institutrice








Clerc, Loly

Hier, notre école

Aubanel, 2004

2-7006-0343-5

Cet album explore le patrimoine de l'école primaire d'autrefois avec ses classes uniques, ses pupitres et ses instituteurs en blouses grises inscrit dans la mémoire collective comme un souvenir commun. Avec une iconographie de plus de 120 documents d'époque, des témoignages et des extraits de correspondance.

Quel plaisir de retrouver de page en page des souvenirs bien enfouis dans la mémoire. Des souvenirs heureux, d'autres moins... la nostalgie de l'enfance : le rituel de la rentrée, l'angoisse, l'apprentissage de la lecture, les mystères, la cour de récréation, les concours, les remises de prix... et bien d'autres. Ouvrage d'une qualité exceptionnelle qui accroche par ses textes et ses illustrations.

Journaliste, Loly Clerc s'intéresse aux faits de société, à l'évolution de la famille et à l'éducation des enfants. Co-auteur de l'ouvrage de Magali Guillemot, Moi qui n'ai pas tué mon fils (Grasset, 2002), elle est aussi l'auteur de Je Dépense, Donc je suis («J'ai lu», 1996) et de On veut voir nos petits-enfants (Éditions de La Martinière, 2003).





Albaut, Corinne

Comptines pour la rentrée des classes

Actes sud juniors, 1999

(Petits bonheurs)

 2-7427-1295-X

 Des comptines espiègles pour préparer en douceur les tout-petits à leur première rentrée des classes.

Ce livre éveille les sens et la sensibilité car il se lit, se regarde et s'écoute. La douceur des textes et des illustrations est très intéressante. Les mots dansent et s'harmonisent très bien avec le thème dont il est question dans cet ouvrage. Bonne approche !
 


Après des études d'anglais et trois années d'enseignement en Angleterre et en France, Corinne Albaut a commencé à écrire des comptines et chansons pour enfants. Depuis, elle a enregistré 7 albums de comptines en tant qu'auteur-compositeur-interprète et a écrit pour de nombreux magazines pour la jeunesse (Pomme d'Api, Tobbogan, Perlin...). Elle travaille actuellement pour les Éditions Bayard et Actes Sud Junior chez qui elle a déjà publié vingt recueils de comptines originales et deux recueils de sketchs pour les classes de primaire et maternelle. Plusieurs de ses ouvrages ont été traduits en italien. Par ailleurs, Corinne Albaut se rend fréquemment dans les écoles, bibliothèques et salons du livre afin d'y rencontrer ses jeunes lecteurs et animer des ateliers-comptines et ateliers-théâtre.





Chazal, Claire

L'institutrice

Presses de la Cité, 2006

(Romans Terre de France)

2-258-07076-7

L'éducation sentimentale d'une femme de vingt ans dans l'Auvergne de l'après-guerre, partagée entre deux amours et l'attrait de Paris. Jeanne est institutrice à Brousse ou les souvenirs des années d'occupation nourrissent encore la haine des petits paysans. Malgré qu'elle aime son métier à éduquer les quelques chérubins du village.. elle aimerait s'évader... avoir autre chose dans la vie que le quotidien provincial qui la cantonne. Que décider ? Répondre aux avances d'un de ces soupirants ou bien, prendre son élan et découvrir Paris, la trépidante capitale ?

Claire Chazal joue de sa plume en inventant un personnage tiraillé entre sa passion et son désir d'émancipation.Toutes les gammes de la passion amoureuse y passent. L'écriture est facile mais non pourvue de charme et de rêves...


 Présentatrice vedette des journaux de TF1 le week-end, Claire Chazal incarne depuis des années l’information de la première chaîne. Passionnée de danse, la journaliste monte aujourd’hui sur les planches pour y lire les textes qui la font vibrer.   Claire Chazal naît le 1er décembre 1956 à Thiers en Auvergne. Elle prend des cours de danse et rêve de devenir petit rat de l’Opéra. C’est également une élève brillante qui obtient son bac scientifique avec la mention bien à 17 ans. Elle intègre ensuite la grande école de commerce parisienne HEC et termine son cursus par un DEA d’économie à Paris II. En 1980, elle est pigiste pour Europe 1, l’Expansion et l’Usine nouvelle.

L’année suivante, elle est embauchée par le Quotidien de Paris au service économique dont elle prend rapidement la tête. Elle rejoint le quotidien Les Échos puis, en 1988, entre comme grand reporter au service économique d’Antenne 2. Deux ans plus tard, la jolie blonde devient présentatrice du journal de 23 heures de la deuxième chaîne. Elle a d’ailleurs écrit la biographie d’Edouard Balladur, Balladur. Elle est également l’auteur de deux romans : L’Institutrice et À quoi bon souffrir ?En 2007, on la retrouve sur scène avec Laissez Moi de Marcelle Sauvageot puis en 2008 avec Le Journal d’Helen au Petit Montparnasse.
  

 



La Bibliothèque des Littératures d'Aventures perpétue la tradition et organise la troisième édition de ses « Rayons libres »!

À cette occasion, nous libérons nos rayons et mettons à disposition du public un grand nombre d’ouvrages n’entrant pas ou plus dans nos collections. Parmi les trésors à découvrir : littérature sentimentale, policière, fantastique, science-fiction, magazines de fantasy, magazines Tintin, Spirou…

Mais aussi littérature classique, art, poésie, études littéraires…
 
Chaque ouvrage est en vente pour la somme incroyablement modique de
10 centimes !
 
Au programme également : la présentation des activités de la saison et la visite de la bibliothèque.
 
Férus de littérature de genre ou classique, de BD ou d’ouvrages oubliés ? 
 
Envie de découvrir le palpitant programme de la BiLA ?
 
Rendez vous le dimanche 26 août de 13h à 17h !
 
L'équipe de la BiLA
 
Centre S.-A. Steeman
Bibliothèque des Littératures d'Aventures (BILA)
106 Voie de l'Air Pur, 4052 Beaufays
04/351.72.26

jeudi 9 août 2012

Moments à lire : Bibliothèque(s), la revue ; Crimes et délices ; Grand dictionnaire de cuisine


 


Bibliothèque(s) est une revue professionnelle ouverte sur la vie des bibliothèques, la filière du livre et les problématiques de l'image et du son.
Chaque numéro propose un dossier thématique et un ensemble de rubriques magazine qui épousent les facettes du métier et rendent compte des initiatives du terrain.


 

Bibliothèque(s), la revue

Juillet 2012

N°63

Propose les nouvelles acquisitions au fumet bien particulier, en passant de l'aigre-douce ... gastronomie française comme patrimoine de l'humanité par Christian Hottin ; Un festival du livre culinaire, un festival de plus ? par Amélie Le Pendeven ; Une collection à croquer... les menus de la Bibliothèque publique et universitaire de Neuchâtel par Marie Reginelli. Des livres de recettes les plus spécialisés et les plus précieux feront quelques heureux...


Parmi les rayons, se trouvent deux ouvrages qui ne manquent pas de piment : 
 




Cornwell, Patricia

Brown, Marlene

Crimes et délices : la cuisine de Kay Scarpetta

Calmann-Lévy, 2002

2-7021-3338-X


51 recettes inspirées des créations culinaires du célèbre personnage médecin légiste des romans de P. Cornwell. Des extraits de ses romans alternent avec des recettes d'origines diverses : la cuisine italienne, mais aussi des salades grecques, des recettes du breakfast anglais, de plats français, de desserts américains et des idées de recettes succulentes.

Des extraits - classés par ordre chronologique de publication- où apparaît la cuisine dégustée ou préparée par son héroïne alternent avec la description des recettes proprement dites. Ce livre révèle la passion de Patricia Cornwell pour la cuisine conviviale et de qualité.

Patricia Cornwell est membre émérite de l'Académie internationale du John Jay College de justice pénale dédié à l'étude des scènes de crime. Elle a contribué à fonder l'Institut de sciences médico-légales de Virginie et elle est membre du conseil national de l'hôpital McLean, affilié à Harvard, où elle défend la cause de la recherche en psychiatrie. Son premier roman, Postmortem, remporta dans la même année cinq des plus importants prix dont celui du Roman d'aventure en France. Une peine d'exception fut couronné par le Gold Dagger Award en 1993. En 2011, elle a été nommée Chevalier des arts et des lettres en France. Scarpetta, L'Instinct du mal et Havre des morts font partie de ses récents best-sellers internationaux, traduits en trente-six langues. Les enquêtes de Kay Scarpetta vont bientôt faire l'objet d'une adaptation cinématographique, dont les droits ont été acquis par Fox 2000, avec Angelina Jolie dans le rôle principal.




Dumas, Alexandre

Grand dictionnaire de cuisine

Phébus, 2000

(Beaux-livres)

2-85940-684-0


Ce n'est pas un précis de cuisine, mais une introduction magistrale à l'art de cuisiner, qui se donne tous les moyens de parvenir à ses fins : donner envie au lecteur de se mettre aux fourneaux sans plus tergiverser. La cuisine, selon Dumas, est un art à part entière et en tant que tel, elle se trouve gouvernée par l'imagination et le désir, tout comme le roman. Avec plus de 500 gravures d'époque.

Alexandre Dumas (1802-1870) naît d'un père général qu'il ne connaîtra pas. Il passe une enfance peu réjouissante puis s'installe à Paris dès 1822. Après s'être imprégné d'une certaine culture littéraire (Shakespeare, Schiller, Walter Scott), Dumas présente le drame Henri III et sa cour, prééminence de la révolution romantique théâtrale. Les quelques pièces qu'il rédige par la suite ne font qu'accroître son succès, qui s'amplifie encore davantage avec la publication de ses romans. En 1844, paraissent les Trois Mousquetaires et  le Comte de Monte-Cristo, notamment sous forme de roman feuilleton. Ecrivain particulièrement prolifique malgré les aides dont il s'entoure, Dumas multiplie les drames et romans historiques (la Reine Margot, les Quarante cinq, Mémoires d'un médecin...). Son fils marchera dans son sillage d'écrivain en publiant également de nombreuses oeuvres, dont la Dame aux Camélias.

mercredi 8 août 2012

Disparition de Michel Polac

En toute franchise...



Écrivain, journaliste, cinéaste, producteur, animateur, critique littéraire, le touche-à-tout, brillant et inclassable jusqu'au bout, est « mort d'épuisement après plusieurs maladies » selon sa famille, ce mardi, âgé de 82 ans. 

Né en 1930, Michel Polac écrit son premier livre, « La Vie Incertaine », à 26 ans sous le parrainage d'Albert Camus lui-même, aux éditions Gallimard. Lors de la réédition de l'ouvrage en 2007, Michel Polac avouera dans sa préface « On peut dire que j'écrivais pour ne pas me suicider ». Une quinzaine d'autres livres suivront tout au long de sa vie, dont « Le Journal de San Pietro » en 1962, « La Luxure » en 1999, une partie de son journal en l'an 2000 et « Franchise postale » en 2003. 

Lycéen à Janson de Sailly, l'homme fut d'abord un journaliste pour le moins précoce, intégrant à 17 ans le Club d'essai de l'ORTF, après avoir animé un journal lycéen avec des camarades. 

Un an avant la publication de son premier roman, à seulement 25 ans en 1955, il lance sur France Inter avec François-Régis Bastide Le Masque et la Plume, émission radiophonique encore diffusée aujourd'hui. Incapable de sa cantonner à un domaine, il animera également des émissions littéraires à la télévision, comme Bibliothèque de poche de 1966 à 1970 et politiques, ou Droit de réponse en 1981. Il avait aussi formé un duo remarqué avec Éric Zemmour en 2006 et 2007 dans l'émission On n'est pas couché sur France 2. 

La presse écrite aura aussi été marquée par l'homme, chroniqueur dix ans à l'Événement du jeudi et collaborateur régulier de Charlie Hebdo. Selon André Velter c'est dans ce dernier hebdomadaire que Michel Polac fera connaître au public « Le programme en quelques siècles » d'Armand Robin, n'hésitant pas à écrire : « Je suis un vieux con, je ne connaissais pas le plus beau texte du XXe siècle. » 

Enfin, Michel Polac aura aussi donné dans la réalisation de films et téléfilms, avec « Un fils unique », Prix Georges Sadoul en 1970, « Monsieur Jadis » en 1975 ou « Autoportrait en vieil ours » (1998).
[...] 

 
Clément Solym 


Retrouvez Michel Polac dans les bibliothèques du réseau Caracol et sur le portail web Samarcande.


Sources : ActuaLitté et Électre – 7 août 2012 


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mardi 7 août 2012

Mort du romancier Gore Vidal

Il est parti en balade avec Myra...



Le romancier américain Gore Vidal, auteur de « Lincoln » et de « Myra Breckenridge », est décédé hier à son domicile d'une pneumonie, à l'âge de 86 ans selon l'AFP. Brillant et égocentrique, le style caustique de Vidal plaisait aux grands de ce monde. 

L'œuvre de Gore Vidal touche trois thèmes majeurs : la politique, la religion et la sexualité. Son roman « The city and the pillar », publié en 1948, a particulièrement défrayé la chronique, mettant explicitement en scène, pour la première fois aux États-Unis, un personnage homosexuel.
Auteur de romans historiques comme « Blurr », de scénarios satiriques et de pièces de théâtre régulièrement jouées à Broadway, Gore Vidal joua également son propre rôle dans « Roma » de Fellini. 

Son cercle d'amis fut aussi prestigieux que son œuvre : Marlon Brando, Paul Newman, Jack Kerouac, Truman Capote, Anaïs Nin ou encore Frank Sinatra. L'amateur de débats politique télévisés, qui était lié a Kennedy par le remariage de sa mère, considérait les États-Unis comme un pays ennuyeux et déplorait une chute de l'« empire américain ». 

Avec 25 romans au compteur, son œuvre fait de lui une figure centrale du roman américain. En 1993, il reçu notamment le prix National Book Award, l'une des plus importantes distinctions littéraires du pays. 

Morgane Macé

Gore Vidal, né en 1925, publie son premier roman en 1946, mais c'est en 1948, avec « Un garçon près de la rivière », qu'il devient célèbre, en abordant ouvertement le thème de l'homosexualité. Après une traversée du désert dans les années 1950, Gore Vidal, tout en participant activement à la vie politique, se lance dans une grande série de romans historiques qui lui assurent un immense succès. Grand pourfendeur des travers de la société américaine, Gore Vidal est aujourd'hui reconnu comme l'une des figures majeures de la littérature américaine contemporaine.


Sources : ActuaLitté et Électre – 1er août 2012

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lundi 6 août 2012

Décès de l'écrivain, cinéaste et poète Gilbert Prouteau

Parti vérifier le sexe des anges...


L'écrivain, réalisateur et poète Gilbert Prouteau est mort hier à son domicile de Cholet (Maine-et-Loire), à l'âge de 95 ans. Artiste complet, Prouteau s'est illustré comme romancier, poète ou encore cinéaste, au cours d'une longue carrière qui court sur tout le XXe siècle.
Le « touche-à-tout de génie » comme l'appelait le polémiste notoire Thierry Maulnier, est né en 1917 à Nesmy, en Vendée. Fringant athlète, il remporte en 1939 une deuxième place aux championnats d'athlétisme nationaux, mais remporte une médaille de bronze aux Jeux olympiques de Londres, en 48, dans une tout autre catégorie...
En effet, à 64 années de Londres 2012, le CIO récompensait encore les activités artistiques, dans des catégories spécialement prévues à cet effet : c'est alors un poème qui fait monter l'athlète sur le podium. Par la suite, Gilbert Prouteau se consacrera à plein temps à l'activité créatrice.
Et il ne semble pas avoir perdu une minute : si ses poèmes sont d'abord tournés vers le sport (« Rythme du Stade » paraît en 1942), l'auteur se diversifie et obtient la reconnaissance de ses pairs : il s'illustre en composant des vers de façon « séditieuse et créatrice », juge Charles Le Quintrec. C'est l'époque où il côtoie le Tout-Paris littéraire et artistique, de Cocteau à Dali, en passant par Montherlant, Picasso ou André Malraux, mais aussi où il passe très près du Goncourt (il ira à Jean Cau, pour « La Pitié de Dieu », sic) en 61 avec son roman « Le sexe des anges ».
Il est également possible de revoir des œuvres de Gilbert Prouteau sur grand écran, puisque l'homme de lettres fut également réalisateur, principalement de documentaires, comme « Dieu a choisi Paris », coréalisé avec Phillipe Arthuys en 1969, avec un Jean-Paul Belmondo qui joue au cinéaste devant la caméra.
Si Prouteau avait mis sa carrière de cinéaste entre parenthèses, il ajoutait chaque année de nouveaux titres à sa bibliographie : en 2010, il publiait ainsi une monographie sur la Vendée aux éditions Geste, tandis qu'en début d'année, un nouveau recueil de poésie, « La Nuit des jours », avait fait son entrée en librairie.
Sources : Ouest France, CinéObs, Ozap
Antoine Oury

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Sources : ActuaLitté et Électre – 3 août 2012

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vendredi 3 août 2012

Disparition de Chris Marker

Il est parti le cœur net...



Le cinéaste français, inlassable réalisateur, opposé à la guerre du Vietnam en son temps, et dernièrement frénétique uploader sur YouTube, est décédé aujourd'hui à l'âge de 91 ans. Il avait commencé sa très longue carrière artistique par la littérature, et a toujours conservé et entretenu des liens serrés avec l'expression écrite.
Chris Marker fait irruption dans la vie littéraire à 26 ans, en s'illustrant dans la revue Esprit pour laquelle il écrit ses premiers articles : des commentaires politiques ou des poèmes, dans une mouvance ouvertement philosophique et communiste (l'homme s'est illustré dans la Résistance). Il y rencontre le théoricien du cinéma André Bazin et son confrère et ami Alain Resnais.
Son premier et unique roman, « Le Cœur net », est publié par les éditions du Seuil (où Marker dirige la collection « Petite Planète ») en 1949. Sur les pistes d'atterrissage, le spectre Agyre se souvient de ses amours perdues : difficile de ne pas y reconnaître une inspiration pour La Jetée, probablement le plus célèbre court-métrage de Marker. « Mourir est tout au plus l'antonymie de naître. L'antonyme de vivre reste à trouver », écrit-il dans ce roman. En 52, l'auteur continue son chemin avec l'écriture d'un opus sur Jean Giraudoux, dans la fameuse collection « Par lui-même ».
C'est sur les conseils d'Alain Resnais et avec son aide que Chris Marker se tourne vers le cinéma :
« Je m'occupais alors de Travail et Culture [dans la revue Esprit]. Alain, lui, suivait des cours de comédie chez [Michel] Simon. Tout de suite nous avions sympathisé. Nous avions des manies communes : les comic-strips, les chats et les films... » explique-t-il dans un entretien aux Lettres françaises en 1957.
Si son parcours se tourne radicalement vers le 7e art après cette rencontre (le cinéaste continuera d'effectuer des traductions), Marker garde un lien avec le monde des lettres, qu'il intègre souvent à ses recherches photo et cinématographiques.
Citons, entre autres, la voix de Jorge Semprun dans « Le Fond de l'air est rouge » (1977), ou cette citation du dossier de presse de Level Five (1996), « Faire des films seul, dans un face à face avec soi-même, comme travaille un peintre ou un écrivain, n'est plus désormais une pratique uniquement expérimentale. »
 
Macé / A. Oury


Sources : ActuaLitté et Électre – 30 juillet 2012

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jeudi 2 août 2012

Maeve Binchy s'en est allée...

Par une nuit d'été...



L'Irlande pleure un de ses grands enfants, rapporte Reuters : écrivaine locale parmi les plus populaires de sa génération, et dont les livres se sont vendus à plus de 40 millions d'exemplaires à travers le monde. L'auteure Maeve Binchy s'est éteinte paisiblement ce lundi, à l'âge de 72 ans, après une vie qu'elle jugeait elle-même comme heureuse. Elle est décédée au terme d'une brève maladie, tandis qu'elle se trouvait à l'hôpital avec son époux à ses côtés. 

La réaction du Prime Minister, Enda Kenny, est éloquente : « Nous avons perdu un trésor national. » Sa carrière débuta en tant qu'institutrice, puis en qualité de correspondante pour l'Irish Times à Londres à l'aube des 70's. Maeve Binchy avait été encouragée par la suite à se lancer dans l'écriture par son époux Gordon Snell. Lui-même est célèbre pour avoir écrit de nombreux livres pour la jeunesse, et lui survit aujourd'hui. 

Son parcours en tant qu'écrivaine se révéla sous les meilleurs auspices dés son premier roman qui est devenu un best-seller : « Light a Penny Candle » publié en 1982. 

Des douzaines d'autres œuvres ont suivi son premier succès et jusqu'à son dernier roman publié en 2010 et intitulé « Minding Franckie ». Le lectorat francophone peut ainsi découvrir : « Sur la route de Tara », « Noces irlandaises », « C'était pourtant l'été », « En dînant chez Quentin », « Danse d'une nuit d'été », ou encore « Tout changera cette année ». 

L'Irlandaise ne cachait rien de son profond attachement à son pays. Elle aura vécu la majeure partie de son existence au plus près de ses racines culturelles ainsi que des membres de sa famille qui lui étaient chers. En dehors de quelques escapades étrangères, elle a passé son temps dans la banlieue de Dublin au sein du village de Dalkey.

Ce lieu paisible situé en bord de mer attire habituellement les touristes pour ses paysages et sa faune sauvages. On comprend que cet endroit a eu de quoi nourrir ce recul qu'ont pris ses observations aussi pertinentes que drôles au sujet la vie sociale irlandaise comme internationale. Elle avait pour coutume de les dépeindre à ses lecteurs dans un style accessible, entre humour et honnêteté.
Elle a continué d'écrire jusqu'à sa mort, bien que son travail fut quelque peu ralenti dernièrement par des difficultés dues à de l'arthrite et à un cœur fragilisé.
Julien Hemlinger


Sources : ActuaLitté et Électre – 31 juillet 2012

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Moments à lire : Lire des contes détournés à l'école ; 17 pièces humoristiques pour l'école ; Le coeur de violette



Connan-Pintado, Christiane 

Lire des contes détournés à l'école : à partir des "Contes de Perrault"

Hatier, 2009

(Hatier pédagogie)

978-2-218-93274-8


 
Pourquoi lire des contes détournés ? Quelles compétences leur lecture permet-elle de construire ? Comment s'y prendre ? Les contes détournés sont si répandus aujourd'hui que le jeune lecteur risque d'y être confronté avant même d'avoir rencontré les oeuvres dont ils s'inspirent. Comment pourrait-il dans ce cas en faire une lecture pertinente ? En effet, un conte détourné est un texte double qui requiert une lecture spécifique faite de va-et-vient entre texte passé et texte nouveau.
À partir des réécritures des Contes de Perrault, l'oeuvre la plus connue de toute la littérature française, l'auteur analyse et classe les différents modes du détournement des contes et s'attache à leur réception par de jeunes enfants. L'ouvrage s'appuie sur un vaste corpus emprunté à la littérature de jeunesse contemporaine et sur des séances de lecture authentiques suivies dans des classes des cycles 2 et 3. La lecture des contes détournés nous invite à revenir aux contes sources et nous offre l'occasion d'entrer dans une oeuvre majeure de notre patrimoine.

Christiane Connan-Pintado est maître de conférences en langue et littérature françaises et formatrice à l'IUFM d'Aquitaine (Université Bordeaux IV). Auteur de nombreux articles sur la littérature de jeunesse et son enseignement, en particulier sur les contes, les phénomènes d'intertextualité et le lien texte-image, elle a co-dirigé l'ouvrage L'album contemporain pour la jeunesse : nouvelles formes, nouveaux lecteurs ? Modernités 28, Presses Universitaires de Bordeaux, 2008.



Deux exemples d'ouvrages repris : 






Moncomble, Gérard
Piquemal, Michel

17 pièces humoristiques pour l'école : à monter en atelier (du CE2 au CM2) : des textes drôlatiques à lire et à jouer

Magnard, 2002

(Théâtre en scène)

 2-210-65299-5


Facteur de développement personnel et de connaissance de soi, le théâtre permet d'instaurer également une relation privilégiée entre l'enseignant et ses élèves. Il est aussi un point de rencontre entre le ludique et le pédagogique. Pièces faciles à jouer, courtes et nécessitant une synergie entre plusieurs disciplines. 

Un plus pour cet ouvrage : les contes sources sont cités, racontés, commentés et critiqués... au rendez-vous : de l'humour, des effets comiques, de la diversité...  

Avant de se consacrer aux mots pour en faire des livres, Gérard Moncomble et Michel Piquemal se sont beaucoup occupés d'enfants. Outre qu'ils sont pères de famille, le premier a été animateur, le second instituteur. Auteurs de nombreux romans, essais, albums, nouvelles, ouvrages documentaires, ils sont également scénaristes.







Piquemal, Michel
Novi, Nathalie

Le coeur de Violette

De la Martinière Jeunesse, 2000

2-7324-2688-1


Violette est une magnifique princesse mais, depuis que son père lui a brisé le coeur, elle ne ressent plus rien. Elle est froide et insensible à tout. Cet album aborde les traumatismes liés à l'enfance.

Texte d'une très grande douceur accompagné d'illustrations très colorées. Michel Piquemal et Nathalie Novi aborde l'inceste. L'histoire racontée reflète l'air du temps.

Michel Piquemal est un des auteurs majeurs de la littérature jeunesse, dont il a obtenu le Grand Prix en 1989 pour son roman Le Jobard.

Nathalie Novi est née le 5 octobre 1963 à Saint-Mihiel dans la Meuse. Elle a vécu sa petite enfance en Afrique. Elle a suivi les cours de Beaux-Arts de Nancy et de Paris, avant de se tourner vers l'illustration et la gravure. Elle illustre des livres pour enfants depuis 1992. Son premier livre fut La chasse aux enfants de Bertrand Solet aux éditions Syros. En tant qu'auteur-illustratrice, Nathalie Novi a publié son premier ouvrage en 1997 aux éditions Nathan, intitulé La Fête foraine<, en hommage à Jacques Tati. Depuis, elle connaît un succès grandissant avec ses ouvrages essentiellement publiés chez Didier jeunesse, Thierry Magnier et Rue du Monde.